Érosion du littoral

Chaos dedans dehors, 2019

Les Dunes qui marchent, 2022

Bassin d’Arcachon, l’une des plus fortes zones d’érosion de la côte française

Impressions en jet d’encre pigmentaire sur papier Hahnemühle immergés dans de l’eau de mer

Le départ de ce projet au long cours est une immersion silencieuse, méditative, mais aussi la rencontre avec des ostréiculteurs et pêcheurs qui m’ont donné un accès singulier au territoire. Eux s’adaptent aux aléas de la météorologie, des marées, mais également à la lente et irrémédiable montée des eaux, aux changements de températures, d’acidité, aux particules en suspension des polluants industriels. Zone touristique, le bassin d’Arcachon se relève le profil modifié par les hivers tempétueux, les paléosols noirs à découvert, et les oyats, végétaux qui retiennent la dune, à planter de nouveau. Les bunkers, repères fixes, indiquent les mètres avalés par l’érosion. Quand on navigue, on connait l’invalidité progressive des cartes marines lorsque les rivages sont sableux. Les bancs et rives changent de forme. Qu’en sera-t-il de la cartographie du bassin confronté aux bouleversements climatiques de cette nouvelle ère « Capitalocène » ? L’observation de ce territoire m’a amené à chercher un processus d’érosion des treize tirages photographiques (jet d’encre pigmentaire sur papier Hahnemühle) par bains d’eau de mer.

Les Nus et les pierres